1er tour des municipales du 15 mars 2026
CONCLUSION : Alors voilà ce que je dis : dégageons Moudenc. Ne votons pas PS, ne votons pas la droite, ne votons pas l’extrême droite. Votons Demain Toulouse en priorité — avec lucidité, avec exigence, et sans naïveté… Sinon RP.
Odile Maurin 13 mars 2026
Déclaration vidéo complète d’Odile Maurin le 13 mars 2026 au sujet du 1er tour du 15 mars 2026 pour les élections municipales à Toulouse :
Version à lire :
Analyses des programmes et engagements obtenus de « Demain Toulouse »
Critiques comparées des programmes des listes municipales pour Toulouse : La Gauche Unie et Demain Toulouse en date du 13 mars 2026 par Odile Maurin.
Points programmatiques sur les thèmes de l’accessibilité et du handicap retenus par la liste Demain Toulouse suite à l’échange avec la co-directrice de campagne Ariane Laude, Madeleine Parpet candidate du NPA, et Louise, candidate ex-militante du Dal. Document du 7mars26
Mon bilan de mandat de conseillère municipale et métropolitaine 2020 – 2026
UN CAFE DECROISSANT #16 : Le validisme en politique, le bilan d’Odile Maurin (TVBRUITS 27/02/26)
La presse parle de mon mandat d’élue handi
10/3/26 : Libération : Témoignages «Les habitudes politiques sont calquées sur des normes valides» : trois élus municipaux handicapés témoignent
Libération : Décryptage «Un chiffre vraiment dérisoire» : les élus municipaux handicapés aux abonnés absents
16/2/26 : Médiacités : François Piquemal ou les paradoxes d’un rassembleur solitaire
« En conseil municipal, il était très perso dans sa manière de travailler », juge encore son ancienne collègue de l’opposition municipale, Odile Maurin. ……….
Mais sur certains sujets, il lui faudrait encore faire des efforts. « Piquemal n’est pas formé à la question du validisme, critique Odile Maurin. C’est une source de dispute entre nous depuis quelques années. Il est jeune, en bonne santé, et considère que c’est un sujet mineur. Le problème, c’est que personne n’est formé à la question dans son équipe. Or, le handicap n’est pas un sujet de santé, mais de discrimination », regrette la présidente de Handi‐social. Pour cette raison, Odile Maurin n’appellera pas à voter pour l’insoumis, malgré les qualités qu’elle lui reconnaît par ailleurs. (NDLR : à ce jour)
….Validisme : Le capacitisme ou « validisme » est un système de valeurs sociales faisant de la personne dite « valide », sans handicap, la norme sociale.
11/2/26 : Le NouvelObs : Pourquoi les élus handicapés sont-ils si peu nombreux en France ?
26/1/26 : La Vie : « 40 000 euros pour exercer mon mandat » : le prix du validisme en politique
« A cela s’ajoutent les freins liés à l’accessibilité, celle du bâti ou des transports, qui compliquent le respect des impératifs d’un agenda politique. Conseillère municipale d’opposition (divers gauche) à Toulouse depuis 2020, Odile Maurin, polyhandicapée, en sait quelque chose : « Si j’avais dû dépendre des transports en commun, je n’aurais pas pu faire campagne, ni exercer mon mandat. Je conduis ma voiture, je suis indépendante dans mes déplacements : tout le monde n’a pas cette chance. »
…. Militante antivalidiste, elle connaît par cœur les obstacles que subissent au quotidien les personnes en situation de handicap. Elle n’était pourtant pas prête à ce que son entrée en politique soit aussi difficile : « La campagne a été horrible », souffle-t-elle, encore frappée par ce souvenir. Atteinte d’une maladie génétique qui lui provoque douleurs et fatigue, l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant et à faire appel à des aides humaines pour des actes quotidiens, diagnostiquée autiste sur le tard, elle évoque les boucles d’échanges Telegram avec les équipes de sa liste, dans lesquelles elle peinait à participer à l’écrit, ou ce local de campagne, pour elle inaccessible, puisqu’une marche lui en barrait l’entrée : « J’ai fait comprendre à mes camarades que c’était inacceptable. Ça s’est fini à coups de burin. »
…. Lors de son mandat, elle s’est aussi heurtée au « refus » du maire de financer l’aide compensant son handicap, reconnue nécessaire. « Les gens me voient comme combative, mais ils sous-estiment mes difficultés, confie-t-elle. Parfois je comprends les choses plus vite que les autres, parfois plus lentement. J’ai besoin de quelqu’un pour écrire, synthétiser, me recentrer, me concentrer. » Elle affirme avoir avancé elle-même les 40 000 euros restés à charge depuis 2020, soit 80 % de son indemnité d’élue. Un tribunal a considéré que les textes ne prévoyaient pas de compensation financière pour les handicaps cognitifs – pourtant indispensable pour qu’elle prépare au mieux ses conseils et commissions.
….Odile Maurin, elle, ne se représentera pas en 2026, après avoir exercé dans des conditions qui l’ont éprouvée physiquement et ont mené à un burnout autistique. Elle dénonce le manque de considération de la classe politique pour le handicap, y compris à gauche. « Certains partis se réclament de l’humanisme, mais rechignent à changer leurs habitudes », s’agace-t-elle. Elle évoque l’idée d’un quota, qui divise les acteurs et associations. Elle y a longtemps été opposée, « mais vu la situation, peut-être qu’il faudra en passer par là, comme pour la parité homme femme ».
26/1/26 : La Vie : « 40 000 euros pour exercer mon mandat » : le prix du validisme en politique
16/1/26 : Le Monde : Pour les municipales, les rares candidats et élus en situation de handicap refusent d’être des « potiches »